Publié le vendredi 07 février 2003
Seuls les ovins sensibles et très sensibles seront abattus. Chez les caprins, l'abattage total est la règle.
Si un cas de tremblante est confirmé dans un troupeau de chèvres, l'abattage total est dorénavant la règle. Pour les moutons, par contre, l'élimination dépendra de la sensibilité de l'animal à la maladie. Lorsqu'il n'a pas quitté son exploitation de naissance jusqu'à six mois au moins avant la suspicion de tremblante, un délai de six mois est fixé pour éliminer tous les caprins et d'un mois pour les ovins génétiquement sensibles ou très sensibles à la maladie. Par dérogation, des brebis peuvent bénéficier d'un sursis de deux campagnes d'agnelage.Dans ce cas, ' les frais liés au repeuplement ne sont pas pris en charge par l'Etat. Les races à faible contingent sont pénalisées ', regrette la Fédération nationale des groupements de défense sanitaire du bétail. Lorsque l'animal malade a séjourné dans des exploitations différentes depuis sa naissance, le préfet met sous surveillance renforcée l'exploitation de naissance et toutes celles où il a mis bas. Les ovins et caprins de toutes ces exploitations sont ensuite testés. Et si la suspicion est confirmée dans l'une d'elles, l'abattage sera effectué dans les conditions citées précédemment.
ARIELLE DELEST
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