Publié le vendredi 13 décembre 2002
Nous n'utilisons plus d'engrais binaires ou ternaires depuis 7 ans. Nous avons réduit la facture d'ammonitrate au maximum ; nous n'en achetons plus que pour fertiliser les zones non épandables. Nos pratiques agronomiques ont évolué et nous apportons maintenant du lisier sur les blés et les prairies à partir du 15 janvier, lorsque la végétation redémarre. Nous avons investi 92 779 € (610 000 F) pour une meilleure valorisation agronomique des déjections. Et malgré tous ces efforts, nous devons tout de même nous acquitter d'une redevance pollution : 800 € (5 230 F) en 2001 et 976 € (6 400 F) en 2002. Tout ça parce que nous travaillons proprement et que nous n'avons pas fait valider nos pratiques par une personne extérieure à l'exploitation et dont la compétence serait reconnue par l'Agence de l'eau. Je suis persuadé que nos pratiques ne polluent pas ; tout est vérifiable. Nous procédons à des analyses de nos effluents, de nos sols. Nous utilisons ces données pour piloter notre fertilisation grâce à un logiciel que nous avons conçu avec les formules mises au point par les Instituts. Nous devrions peut-être regretter de ne pas avoir construit une usine de traitement du lisier, qui, au passage, aurait nécessité le triplement de l'effectif présent. Nous sommes toujours dans la position de l'accusé. Et au final, nous allons reverser l'argent économisé sur les achats d'engrais à l'Agence de l'eau pour payer notre redevance pollution même si nous respectons la réglementation environnementale. '
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