Publié le vendredi 13 décembre 2002
Certaines attaques précoces de rouille brune ont été spectaculaires dans la moitié nord de la France, sur des parcelles tardives ou insuffisamment protégées. Le Sud-Ouest a été épargné grâce à un hiver froid et sec, alors que le Sud-Est a été plus touché. La maladie a été observée sur les variétés Récital, Soissons, Isengrain et Cézanne dans le Nord, ainsi que sur Arcalis et Artimon dans le Sud. L'ITCF a opté pour une application unique de produit entre les stades dernière feuille et gonflement ou tout début floraison. Les F500 arrivent une nouvelle fois en tête, du point de vue de l'efficacité comme du rendement. En moyenne sur trois ans, la pyraclostrobine assoit sa supériorité. Le gain de rendement par rapport à Ogam (de zéro à quinze quintaux en cas de très forte attaque) est d'autant plus important que la pression maladie est forte. Dans cette situation, le F500A semble prendre l'avantage sur le F500B. Il n'y a toutefois pas de révolution, et les spécialités actuelles offrent toujours une bonne protection. L'avènement des F500 ne remet pas en cause la politique d'ajustement des doses, souvent pratiquée avec succès dans les programmes contre la rouille brune : le F500B à demi-dose fait aussi bien qu'Ogam à 1 l/ha. Les strobilurines Amistar, Twist et Acanto, associées à Opus, obtiennent des résultats équivalents à Sphère et Ogam. En conclusion, plusieurs solutions efficaces existent pour lutter contre la rouille brune. Si les F500 font légèrement mieux que les autres, c'est le prix qui devra conditionner le choix final.
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