Publié le vendredi 02 mars 2001
Trois cas justifient une lutte contre l'IBR : la certification du cheptel, la vente de reproducteurs ou la production de taurillons.
La prévalence et l'incidence de l'IBR, ou rhinotrachéite bovine, sont faibles et pourtant elle est l'objet d'un protocole de qualification aux niveaux national et départemental. Si l'existence de cette pathologie ne peut être niée, il faut bien reconnaître que la mise en place d'un plan de qualification est une opération disproportionnée par rapport à l'importance de la rhinotrachéite bovine. Ces démarches s'avèrent néanmoins nécessaires pour les vendeurs de reproducteurs, qui doivent apporter de plus en plus de garanties sur leurs produits. Il s'agit donc ici de motivations commerciales et non plus sanitaires. Le seul intérêt médico-sanitaire d'une vaccination IBR concerne les ateliers de taurillons. En production laitière et dans les cheptels allaitants naisseurs, l'intérêt est globalement absent. Proposer des mesures collectives obligatoires et globales aujourd'hui ne serait ainsi ni sensé ni judicieux.L'IBR ou IBR-IPV se traduit par deux formes cliniques d'importance inégale. Une forme respiratoire avec rhinite et trachéite et une forme génitale, peu connue en France. L'infection se transmet uniquement par contact entre les animaux. Des mesures sanitaires simples peuvent être prises en séparant les animaux sains des animaux contaminés et nouvellement introduits afin d'éviter la propagation de l'infection. La contagiosité peut être importante si un animal excréteur est introduit dans un troupeau. Elle est en revanche faible à l'intérieur du cheptel. La réactivation et l'excrétion du virus à partir d'animaux infectés est possible mais peu probable. Le bovin porteur du virus IBR acquiert une immunité qui limite ou inhibe l'excrétion virale. Si cette immunité diminue, la réexcrétion virale est alors possible (suite à un stress, une maladie...). Aussi, la conduite à tenir est différente selon qu'on intervient dans les ateliers de taurillons et de génisses ou dans des élevages naisseurs. Dans les ateliers de taurillons, les origines diverses des animaux et l'absence d'information sur leur statut sanitaire font opter pour une vaccination systématique de tous les individus contre l'IBR en même temps que d'autres agents infectieux. En revanche, chez les reproducteurs naisseurs, seuls les animaux séropositifs sont à vacciner. Comme ils hébergent le virus IBR afin de limiter le risque d'excrétion virale et donc de circulation du virus, leur immunité s'en trouve renforcée.
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