Publié le vendredi 22 novembre 2002
Le Haut-Rhin est le dernier département qui résiste à la mise en place de compteurs d'irrigation.
Les dirigeants de l'APCO (Association des producteurs de céréales et d'oléagineux, section spécialisée de la FDSEA du Haut-Rhin) viennent de réaffirmer leur opposition à des matériels qu'ils jugent trop imprécis, trop chers à installer et à entretenir. Alors qu'ils règlent depuis l'an passé une redevance forfaitaire d'environ 2 €/ha (13 F), les irrigants misent sur une éventuelle gestion régionale de la ressource pour obtenir la garantie d'un libre accès à l'importante nappe phréatique présente sous de larges portions de la plaine d'Alsace. L'APCO se déclare en revanche ' ouverte à toute forme d'évaluation et de maîtrise de l'irrigation ' y compris ' un contrôle sur le bien-fondé des pratiques '. Le refus de l'association a déjà été battu en brèche par certains irrigants qui ont choisi de s'équiper tant que ce matériel bénéficie d'une aide à l'investissement de 60 % et d'un forfait de montage de 153 € (1 000 F) versés par l'Agence de bassin jusqu'au 31 décembre 2002. Quelque 450 dossiers concernant environ un millier de compteurs ont été déposés. Dans le Bas-Rhin voisin, le syndicat des irrigants estime la mise en place des compteurs comme ' inéluctable '. En Alsace, 2 000 exploitations irriguent environ 52 000 ha dont 48 000 de maïs. Cette surface correspond à un potentiel de plus de 5 000 compteurs.
H. ROY
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