Publié le vendredi 08 novembre 2002
A Boursay, dans le Loir-et-Cher, la Maison botanique accueille les enfants en période de vacances et les plus grands toute l'année pour une découverte de la flore locale.
Comment une petite commune de deux cents âmes a-t-elle pu devenir un haut lieu du monde végétal ? Boursay, dans le Loir-et-Cher, abrite en effet sa Maison botanique, sorte de conservatoire du vivant, qui met en scène la flore de cet endroit préservé au coeur du Perche vendômois. Ce lieu d'accueil et d'animation propose des expositions, des stages, des sorties autour de thèmes variés, avec un dénominateur commun : le végétal. Une collection d'herbiers, des échantillons de graines, un laboratoire muni de microscopes, ainsi qu'un atelier de travail du bois et une salle de poterie, sont en permanence à disposition des visiteurs. A l'extérieur, un chemin botanique balisé de 3 km présente les principales espèces d'arbres et de plantes recensées dans la région. ' Tout est parti, il y a une douzaine d'années, de la volonté des élus de la commune de créer une halte-garderie qui est devenue, en fait, un centre d'accueil pour enfants de trois à douze ans pendant les vacances scolaires ', raconte Mirjam Berg, présidente de l'association Atelier du vivant qui gère ce centre aéré. Une poignée de passionnés ont alors donné à ce lieu une vocation pédagogique, axée sur le monde végétal, afin de sensibiliser les enfants à l'étude de la flore, au travail du bois, de la terre (vannerie, céramique, poterie, jardinage...). ' Nous faisons intervenir des professionnels ou des retraités qui transmettent leur savoir. C'est une bonne façon d'établir un lien entre les générations ', commente Mirjam Berg. Puis, l'Atelier du vivant a étendu ses activités grâce à des concours publics européens, du conseil général du Loir-et-Cher, du conseil régional du Centre et du syndicat intercommunal de Drouais. Le site a été aménagé pour recevoir des groupes scolaires, des adultes... ' L'an dernier, plus de trois mille personnes ont visité notre site. Nous avons reçu notamment les élèves du lycée agricole de Blois, venus s'initier à la technique du plessage de haies, ou encore les étudiants des écoles supérieures du paysage ou d'horticulture ', confie Emmanuel Cléré, directeur de la Maison de la botanique. C'est dire la notoriété déjà acquise par cette maison, inaugurée il y a à peine deux ans. Une notoriété qui devrait bientôt rayonner hors de nos frontières avec la création du Centre européen des trognes, prévue pour la fin du mois de novembre, et dont l'objectif est l'étude de l'écosystème développé par ces arbres sans tête.
JEAN-ALIX JODIER
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