Publié le vendredi 02 mars 2001
A première vue, deux petits veaux normands se ressemblent d'assez près. Et pourtant, selon l'origine paternelle, les écarts de performances peuvent être importants au stade taurillon. C'est ce que vient de montrer une étude réalisée par l'Institut de l'élevage.Les équipes du Rheu (Ille-et-Vilaine) et de Paris ont comparé les performances de 90 jeunes bovins issus de dix-huit taureaux, la moitié ayant des index ' développement ' et ' musculature ' élevés (index évalués à partir des performances des filles en lactation), l'autre étant détériorateur sur ces critères. Après sevrage, les veaux étaient nourris avec une alimentation constituée de maïs ensilage à volonté, de tourteau de soja, de blé et de pulpes sèches de betteraves. En moyenne, il faut aux taurillons issus des taureaux détériorateurs quatre semaines de plus en engraissement pour être abattus au même poids vif (682 kg). Il ont besoin de 225 kg de maïs ensilé et de 60 à 65 kg de concentré en plus, soit un surcoût alimentaire évalué à 160 F par animal. De plus, les veaux dont le père est améliorateur présentent une conformation très légèrement supérieure (un quart d'une sous-classe), un meilleur rendement carcasse (1 point d'écart) et un peu moins de gras à la découpe. Seul point négatif : une couleur plus claire et un persillé moins marqué plutôt défavorables pour une vente à la consommation française. En conjoncture normale, ils peuvent ainsi être valorisés à 15 jours, 300 à 350 F de mieux que ceux issus de père détériorateur. Source : Septièmes rencontres recherches ruminants à Paris en décembre 2000.
Cécile Blanchard
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