Publié le vendredi 11 octobre 2002
Limiter l'amaigrissement des vaches après le vêlage et permettre une bonne reprise d'état en fin de lactation est essentiel pour garantir une bonne fertilité.
Tout déséquilibre énergétique chez la vache laitière a des conséquences directes sur les résultats de reproduction, explique Marc Ennuyer vétérinaire dans la Somme. L'appréciation de l'état corporel d'une vache tout au long de sa carrière est primordiale pour éviter une dégradation de la fertilité. ' Une vache trop maigre au moment du vêlage verra la reprise de son activité ovarienne fortement compromise par une moindre sécrétion de l'hormone déclenchant l'ovulation. De plus, en cas de déficit énergétique, l'expression des chaleurs est fortement amoindrie. ' Ce type de perturbation n'est pas irréversible, et augmenter le niveau énergétique de la ration aura des répercussions positives et rapides sur la fertilité ', ajoute le vétérinaire.' En début de lactation, le déficit énergétique est inévitable, rappelle Marc Ennuyer. Cependant, il est essentiel de le limiter en rendant la ration la plus appétente possible et en évitant tout facteur qui pourrait diminuer la consommation alimentaire des vaches (place à l'auge réduite, auge en plein vent...). La mise à la reproduction est conseillée quand l'animal a fini de maigrir. Si la perte d'état entre le vêlage et l'insémination artificielle (IA) est supérieure à un point, la fertilité sera pénalisée. ' Les trois derniers mois de la lactation, il est préférable que l'animal soit remis d'aplomb et récupère environ 1 point d'état pour arriver à une note de 3,5 au tarissement et au vêlage. La ration doit alors permettre plus que la production. Si un éleveur privilégie la fertilité, il aura intérêt à inséminer ses vaches au moins 70 jours après vêlage : le nombre d'inséminations artificielles nécessaires à la gestation sera de l'ordre de 1,5-1,6. En revanche, la fécondité, c'est-à -dire l'intervalle vêlage/vêlage, sera moyenne, de l'ordre de 390 jours. Au contraire, s'il préfère réduire cet intervalle d'une vingtaine de jours, il pourra inséminer plus tôt, entre 50 et 70 jours. Mais la fertilité sera alors dégradée (1,8-1,9 IA). Pour mettre une vache à la reproduction tôt, sans pénaliser sa fertilité, l'option de réduire les apports azotés de la ration est envisageable. L'amplitude du pic de lactation sera alors réduite et la perte d'état limitée.
Je suis abonné(e),
Nos offres d'abonnement
simples ou couplées,
à nos publications
hebdomadaires
et mensuelles
Découvrir nos Offres