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La France Agricole numéro 2949

La cellule sécheuse, douce avec le maïs

Publié le vendredi 30 août 2002

Moins de casse, température moins élevée et autonomie de trois jours sont les atouts de la cellule sécheuse.

Alors que le séchoir en continu classique demande à être approvisionné en permanence, la cellule sécheuse effectue des cycles de trois jours pour ramener l'humidité à 15 %. Elle permet donc de récolter une plus grande quantité de grain à la fois et de ne plus moissonner tous les jours. Le remplissage réalisé, à partir du centre du toit de la cellule, fait intervenir un répartiteur centrifuge pour niveler le sommet du tas. Puis, le grain est séché avec de l'air de 20 à 70° C insufflé par le faux-fond perforé. Simultanément, un système de brassage homogénéise la température et l'humidité du grain. Il est composé de vis verticales immergées dans le tas et qui se déplacent de façon à atteindre tout le volume. Enfin, la vidange s'effectue par le centre du plancher. Une vis racleuse élimine le cône résiduel. La manutention est donc réduite et la casse limitée. La cellule doit obligatoirement être montée à l'extérieur pour permettre l'évacuation de l'air humide par le toit.
Ce type de séchoir ne convient pas au colza.
En revanche, son efficacité à basse température le prédispose au séchage du blé dur. En outre, son débit avec des maïs très humides est freiné : pour ne pas consommer trop d'énergie pour la ventilation, la hauteur est limitée à 3 mètres de grain à 35 % d'humidité, au lieu de 4 mètres à 30 %.

Georges Hamel, ensemblier dans le Tarn, a mis en service quelques cellules sécheuses. Il a adapté une modulation du débit de gaz pour réguler la température avec une précision de quelques degrés. Il met en avant la circulation homogène de l'air grâce au fond perforé et au nivellement du tas. Ainsi, la répartition de la température est uniforme. Cela procure un séchage plus doux et une meilleure qualité de l'amidon du maïs. Le fonctionnement est automatisé, mis à part le remplissage, l'arrêt et la vidange qui demandent de la présence. Avec 42 600 euros pour 8 mètres de diamètre (1 500 quintaux humides) sans la manutention, l'investissement est élevé. Mais, à la fin de la saison, la cellule peut servir au stockage.


VINCENT BODDAERT


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